
Toujours faim après les repas : pistes à explorer avec un diététicien

Valentin Juilliart
Diététicien · Puilboreau
Une faim qui revient trop vite : ce que vous ressentez
Vous finissez votre assiette, et pourtant — quelques minutes plus tard — une sensation de creux revient. Ce n'est pas dans votre tête, et ce n'est pas non plus une question de volonté. La satiété est un mécanisme complexe, influencé par de nombreux facteurs que l'on peut explorer ensemble.
Cette expérience est plus courante qu'on ne le pense. Certaines personnes la décrivent comme une faim physique, d'autres comme une envie de continuer à manger sans réel appétit. Les deux méritent attention.
Ce que l'on observe fréquemment
- Des repas rapides, avalés en moins de 10-15 minutes
- Une alimentation riche en produits ultra-transformés ou pauvre en fibres
- Des horaires de repas irréguliers d'un jour à l'autre
- Un contexte de repas distrait : écran, travail, déplacement
- Un stress chronique qui perturbe les signaux internes
« La faim n'est pas toujours là où on croit. Parfois, c'est le corps qui cherche autre chose que des calories. »
Avant de chercher à manger plus ou moins, il peut être utile de s'arrêter sur ce qui se passe vraiment au moment du repas.
Qualité, rythme, écoute : trois axes à explorer
1. La qualité nutritionnelle de ce que vous mangez
Tous les aliments ne se digèrent pas de la même façon. Les repas riches en protéines et en fibres sont associés à une sensation de rassasiement plus durable chez de nombreuses personnes. À l'inverse, les aliments à index glycémique élevé peuvent provoquer une variation rapide de la glycémie, parfois suivie d'une nouvelle sensation de faim.
Cela ne veut pas dire qu'il faut bannir quoi que ce soit — mais comprendre ce que contient votre assiette est un premier pas.
2. Le rythme et le contexte du repas
Le corps met du temps à enregistrer les signaux de satiété — certaines études évoquent un délai de 15 à 20 minutes entre le début du repas et la perception de rassasiement. Manger vite, c'est souvent finir son assiette avant que ce signal n'arrive.
Un exercice simple à essayer dès ce soir :
- Posez vos couverts entre chaque bouchée.
- Mâchez lentement — comptez mentalement jusqu'à 10 avant d'avaler.
- À mi-repas, faites une pause de 2 minutes. Respirez. Demandez-vous : ai-je encore faim, ou est-ce une habitude de continuer ?
- Répétez sur 5 repas consécutifs et observez si quelque chose change dans votre ressenti.
Ce n'est pas une solution miracle, mais une façon de reprendre contact avec vos sensations.
3. L'écoute de soi et les signaux internes
Parfois, la faim persistante est liée à une déconnexion progressive des signaux de faim et de satiété. Cela peut arriver après des années de régimes, de règles alimentaires strictes, ou simplement d'un mode de vie très chargé.
Apprendre à distinguer la faim physique de la faim émotionnelle, de l'ennui ou de la fatigue est un travail qui se fait progressivement — et qui gagne souvent à être accompagné.
Quand consulter un diététicien ?
Si cette sensation de faim persistante vous préoccupe, vous fatigue ou influence vos choix alimentaires au quotidien, consulter un diététicien peut être une démarche utile.
En tant que diététicien à Puilboreau, je reçois des personnes qui vivent exactement ce que vous décrivez : elles mangent, mais ne se sentent jamais vraiment rassasiées. Ensemble, nous prenons le temps d'explorer votre alimentation, votre rythme de vie, et vos habitudes — sans jugement, sans régime imposé.
Ce qu'une consultation peut apporter
- Un bilan alimentaire pour mieux comprendre ce que vous mangez réellement
- Une exploration de vos rythmes et contextes de repas
- Des pistes adaptées à votre quotidien, pas à un modèle théorique
- Un espace pour parler de votre rapport à la nourriture en toute confiance
Il n'existe pas de réponse universelle à la faim persistante. Mais il existe des clés — et je suis là pour vous aider à les trouver, à votre rythme.

